mercredi 29 avril 2015

Les froufrous et tout le tralala

Être une reine


Qui n'a jamais rêvé, enfant, d'enfiler une belle robe de princesse pleine de froufrous, tout en se faisant délicatement poser sur la tête un diadème serti de fines pierres précieuses ? Qui n'a jamais rêvé d'avoir des dizaines de serviteurs pour la servir, un château pour maison avec évidement une écurie et les chevaux qui vont avec, et tant pis si on ne sait pas s'en occuper ? Qui n'a jamais lu le guide pour être une parfaite princesse en essayant vainement de respecter les règles, se tenir droit et s'entraîner pour se faire en faisant des allers-retours un livre sur la tête, croiser les jambes parce que ça fait plus féminin, tenir ses couverts délicatement à table en levant le petit doigt pour boire ? 

Qui n'a jamais espéré, plus tard, le cœur battant à tout rompre, être invité pour une danse en se faisant désirer, de se faire accoster par le blagueur de la classe juste pour avoir le droit à son fameux "T'as de beaux yeux tu sais" . Parce que oui, il le fait à tout le monde mais justement, pourquoi les autres et pas nous ? Et qui n'a jamais attendu en secret qu'on l'invite à faire un tour sur la plage, à la nuit tombée, une légère brise vous caressant le visage et le bruit de la mer dans vos oreilles ? On a tous des rêves communs, dont ceux d'enfances qui se ressemblent malgré le fait que le monde ne soit pas pareil. Pourtant, ne sommes-nous pas tous différents ?
Certains vous diront que l'Homme n'a pas une pensée universelle, d'autres vous asséneront qu'on est tous pareils. Personnellement, je pense qu'on se rejoint et se sépare chacun à notre manière, mais qu'au fond, une minuscule partie de notre être sera toujours commune à tous.

+ Parce qu'au fond, qu'est-ce que c'est, une invitation à un bal ? ♪

dimanche 29 mars 2015

Ça fait mal


Tu es dans ta chambre, face à ta vie. Tu regardes dans le vide, tu réfléchis. Tu médites sur des mots. Tu te regardes dans un miroir, observant tes faits et gestes tout au long de ces mois, repassant sur toutes tes paroles, toutes tes colères, toutes tes crises de larmes et tous tes éclats de rire qui te remuent de l'intérieur jusqu'à te faire mal aux abdominaux. Tu revois les personnes peuplant ton monde et alors tu réalises que dans la vie, il n'y a pas que les autres qui sont hypocrites. Les coups en traître, ce ne sont pas que pour des inconnus, tu en reçois aussi. Ton meilleur ami ? La personne qui profite de tes devoirs. Ton petit copain ? C'est juste pour avoir une fille à embrasser. Évidemment, j'exagère. Ce style de fille rancunière qui prend tout pour un acte nuisible, il est pas pour moi. Je suis plutôt du genre à accorder une confiance aveugle en toute personne qui me dira :

- "Bonjour, ça va ? Non ? Pourquoi, explique-moi".


Pourtant, aujourd'hui, comme une preuve un peu plus grande que la naïveté tue, on m'a lancé nonchalemment :


- "Eh toi ! En fait, t'es une salope, tu sais ?"


Remarquez, si un parfait inconnu vient pour me balancer ça à la figure, qu'est-ce que j'en aurais à faire ? Rien, ça sera la première et dernière fois de ma vie que je le verrais. Sauf que là, léger problème : c'est plus qu'une connaissance, c'est plus qu'une camarade de classe, c'est une amie. Comme si au bout de deux ans on vous expliquait en toute franchise que depuis le début, tout était faux, du début à la fin. L'illusion à été parfaite, pas vrai ? Je sais que je suis douée, de tout façon je veux faire dans le cinéma plus tard. Honnêtement maintenant, je pourrais très bien entendre ça de sa bouche que ça ne m'étonnerait pas.


Tu balances tes pieds, devant, derrière, devant, derrière, entortillant une mèche de cheveux autour d'un de tes doigts abîmés. Le cœur gros, tu réalises que la façon dont tu te vois n'est pas forcément celle représentée dans le monde réel, du moins pour certains. Tu veux chercher du réconfort là où tu n'en trouveras pas, perchée dans un univers qui t'appartient et incompréhensible pour la plupart. Directement, un nom de personne à qui tu pourrais te confier s'inscrit dans ton esprit, mais tu ne peux pas lui dire. Pas de chance.

- "Play again"


Envie de partager, envie de t'exprimer. Bloquer dans un monde sans mots, crispée dans ton incapacité à communiquer. Plongée dans tes problèmes jusqu'au cou, tu revois son prénom en continue en même temps même que tu essaies de comprendre depuis quand tu te fais avoir.


Et bon Dieu, qu'est-ce que ça fait mal.

mercredi 18 mars 2015

Mal au coeur

Le soir les pensées dansent


Le soir est le moment où le monde s'ouvre à tes yeux. Devant toi tu as une infinité de possibles et tu peux rêver à un monde rédigé par tes soins. Choisir tes réponses avec soin, ce que tu veux dire ou taire, ce que tu veux montrer et ce que tu veux cacher. Tu peux rejouer des scènes de ta vie en changeant ce qui selon toi aurait dû l'être ou laisser les choses telles qu'elles sont en soupirant de bonheur, douce nostalgie qui t'envahit lorsque tu fermes les yeux pour dormir.
La nuit, tu as aussi tendance à oublier que le lendemain le soleil reviendra, révélant avec l'arrivée de la lumière tout ce qui a put t'échapper dans ces instants où tu baisses la garde. Tu revois alors avec honte des larmes ou des mots partis sans avoir put être retenu, des peurs, des pensées, des idées intimes. Ton confident ? Le premier qui passe comme l'élu de ton cœur, ta meilleure amie ou ton ex. 

"Tic, tac, il est tard, dors"

Des pensées se bousculent follement dans ma petite cervelle remplies des images de la journée tandis que je me repasse en boucle la même phrase, l'interprétant à chaque fois d'une manière différente mais arrivant toujours à la même conclusion : incompréhension totale de la situation. Mon cœur se serre alors même que je me roule en boule, serrant dans mes bras frêles un des innombrables doudous jonchant mon lit. Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Les larmes coulent et je me mordille les pouces en riant intérieurement du ridicule de la scène, digne du livre le plus cliché au monde. Rire bien vite éteint, trop empli d'amertume pour tenir la longue distance le séparant de la zone d’errance à celle de la libération pure et simple des interrogations puériles d'une adolescente en pleine crise existentielle. Le peu de raison qui ne s'est pas enfuit me crie de répondre une chose, n'importe quoi, histoire de ne pas rester muette. Saisissant mon téléphone dans cette optique mes doigts pianotent sur les touches, comme mus par une volonté propre, avant d'envoyer. Je serre les paupières, essayant de me convaincre que ce n'est qu'un cauchemar, jusqu'au point où j'en viens à douter de la réalité propre des faits et que je me demande si je ne dois pas me pincer. Mais non, ça ne change rien. D'ailleurs le vibreur m'indique que la personne derrière son écran n'est pas morte elle non plus. Ouvrir ces quelques mots ? Non, jamais. Trop peur. Et pourtant, il le faut bien. 

"Boum boum"

Des coups sourds résonnent dans ma poitrine et je fixe le plafond, les yeux grands ouverts. Boum boum. Il est minuit, je suis couchée depuis des heures, à scruter les tâches de peinture en tentant vainement d'imaginer un cinquantième mouton passer par-dessus la barrière bricolée à la hâte, une planche verte, l'autre bleu, des tâches de roses et de rouges se baladant un peu au hasard. Boum boum. Demain, les paupières gonflées et  les joues marquées d'une eau invisible, je regretterais. Mais pour l'instant je récite la phrase si maléfique. Boum boum. Un seul mot et tout peut changer. Un seul instant et tout peut être révélé. En attendant mon cœur décide que trop, c'est trop, et tente désespérément de s'en aller. Boum boum. C'est compris, si je ne me confies pas, je passerais une nuit blanche. Alors je choisis une personne au hasard, la dernière à qui j'ai parlé, et je lui raconte tout; ou presque. Soulagement très bref. Boum boum. Je me redresse brusquement, le visage hagard. Mais qu'est-je donc fait ? Oh non.. Encore... Gémissant maintenant pour plusieurs raisons j'appuis rageusement sur les boutons de mon téléphone pour l'éteindre avant d'attraper un bout de couette et de le serrer aussi fort que possible.

BOoooum boooum

Respirant par à-coup, je dois rêver. 
A quoi ? Dieu seul le sait.

vendredi 6 mars 2015

Sens ton coeur

Battements


A un moment donné tu sens ton cœur battre, tout doucement; et tu réalises que tu es bien vivante. Révélation magique que tu es censé avoir eu depuis que tu sais réfléchir par toi-même, depuis l'heure où tu as dépassé tes besoins primaires : boire-manger-aller au toilette, et que tu as voulu enrichir ta vie avec différentes personnes. Depuis que tu te poses des questions et que tu sais que la vie ne se résume pas à une boucle se répétant mais à des possibilités infinies.  

Quand tu fais du sport, tu sens ton cœur battre et s'exciter dans ta poitrine en cherchant désespérément à alimenter tes pauvres cellules assoiffées d'oxygène. D'ailleurs, dans ces cours, quand tu es encore petit mais que tu as atteint l'âge de faire des expériences, on te demande souvent de poser deux doigts soit sur ta jugulaire, soit à la base de ton poignet pour sentir la pression du sang et pour reconnaître les battements que produit ton organisme.

Un jour, j'ai senti des battements désordonnés jaillir dans ma poitrine, mon cœur semblant vouloir s'échapper de ma cage thoracique vu ses efforts désespérés. S'affolant, il semblait ne plus jamais vouloir s'arrêter tandis que je réfléchissais au pourquoi du comment. Je ne venais pas de faire de l'exercices, je n'avais pas pleuré ou beaucoup ris et je n'avais pas retenu ma respiration. Même pas une petite toux ou un hoquet pour expliquer le phénomène. 
Une voix, un regard, un geste... Il n'y a pas que les "grands sensibles" pour voir leur cœur s'envoler de façon pas du tout naturel. Parce que l'explication est vraiment simple mais n'est pourtant pas dans la possibilité d'être comprise. Un mot, un seul. 

L'amour.

+ Le printemps arrive bientôt alors un avant-goût de la saison des amour pour vous, bien qu'il m'ait fallu broder un peu. ♫

mardi 3 mars 2015

Le rougissement : ma vie

Les joues tomates


Il y a des gens qui savent quoi te dire pour te faire devenir d'une couleur non naturelle, du genre les joues rouges écrevisses, la gêne peinte sur la figure, les yeux baissés pour éviter le regard pesant des autres qui te scrutent en rigolant. 

Te raconter des mensonges sur celui que l'on t'a désigné depuis une semaine, un mois, un an, deux ans.. Depuis une histoire qui ne te lâchera pas, que tu aimes peut-être ou peut-être pas, mais avec laquelle te dois vivre. Personnellement le récit que je pourrais vous faire me va parfaitement, sachant qu'il est lié à des dizaines de souvenirs charmants que j'espère ne jamais oublier.

Te dire que tu as bronzé pendant les vacances, voir carrément brûler un tout petit peu, en se rapprochant de toi tellement près que tu es obligée de cacher tes joues entre tes mains en espérant que ta couleur changeante ne va pas se remarquer. Alors qu'évidement tout le monde le voit, et que le premier qui le remarque ne se gêne pas pour le crier à la planète entière, accentuant ce moment de solitude où tu aimerais t'enfoncer dans le sol.

Te soutenir moralement pour quelque chose dont tu n'as pas besoin de soutien en te serrant tellement fort contre soit que tu as l'impression d'exploser, te faisait rire à en perdre haleine, pour retrouver le bruit le plus ridicule au monde qui te fera te cacher dans une caverne pendant six mois. 

+ Petit cadeau : https://www.youtube.com/watch?v=5eXGVPVS5ug

mardi 10 février 2015

En manque

De temps


J'aime bien me projeter dans l'avenir.. 
Non en fait, pas vraiment. 

Mon avenir, pour l'instant, c'est quoi ? Des camarades qui vont s'en aller, des potes qui vont me laisser, des examens officiels et des orientations a cherché. Plein de petites choses bien sympas quoi. Je suis sûre que tu vois de quoi je parle. Après tout, qui n'a jamais vécu dans sa vie une période où le changement arrive, changement qui n'est pas du tout attendu et que l'on aimerait bien fuir, si seulement c'était possible ? Malheureusement, t'as beau courir, tu le sèmeras pas. C'est comme ça et pas autrement. Tu peux dire ce que tu veux, tourner la tête et regarder ailleurs que ça changera pas. Tu peux choisir d'accepter les faits, déprimer ou argumenter sur ta malchance que ça ne changera pas non plus. 

Je suis d'accord, après, c'est facile de "voir la vie en noiiiiiiire". C'est sur que c'est plus compliqué de voir le verre à moitié plein plutôt que à moitié vide, parce que dans un cas tu te dis que de tout façon tout est fichu, alors pourquoi faire des efforts en vain ? Alors que dans l'autre tu te bouges pour réussir, réussir à te sortir de cet état de larve vivante dans lequel tu es peut-être un peu trop apte à tomber à toute vitesse parce que "c'est la nature humaine" de tout façon. 
Alors oui, je suis d'accord, tout va de travers parfois, les cours te fatiguent, tu travailles en ramenant pourtant des sept, des huit, tes potes vont te manquer et alors ton cœur te donnera l'impression d'éclater sous la pression et ainsi de suite pour une longue liste encore. Seulement, tout ça, c'est pas encore arrivé ! Plus tard, certes. On n'échappe pas à un destin qui n'est pas le notre, tu ne décides que pour toi, et encore. Quand est-ce que tu vas souffrir ?  Dans une semaine, un mois, un an ? Ça passe en un coup de cuillère à pot dans n'importe quel cas ! Et alors ? Est-ce que la Terre va arrêter de tourner pour autant ? Non. Le temps file quel que soit les circonstances et rien ne peut le fixer, même pas une image figée dans le passé.

Cette année j'ai l'impression de passer mon temps à rigoler. Pour un oui, pour un non, pour tout ce qui passe à la portée de mes oreilles, pour tout ce que j'ai la chance d'apercevoir. Pour le caractère de mes amis, pour leurs sourires si beau à voir et pour leurs rires qui éclatent à tout moment. Qu'un adulte me réprimande, qu'on me pique mes affaires pour les lancer par la fenêtre ou qu'on perche mon sac de cours plus haut que ma taille ne me permet de l'atteindre. Et oui, ça, c'est moi. Réaction débile ? Peut-être. Mais c'est comme ça que j'aime vivre, comme une espèce d'enfant un peu folle qui fonce tête baissée dans le mur à force d'éviter de regarder devant elle. Une gamine haute comme trois pommes restée bloquée en arrière.

samedi 7 février 2015

Besoin de chocolat

Chocolat chaud


Il y a des jours comme ceux-là où quand tu te réveilles, tu n'as qu'une envie, refermer les yeux aussitôt pour ne les rouvrir qu'une éternité plus tard. Des matinées où non, tu n'as pas faim, mais faut manger alors tu prends quelque chose histoire de faire passer ça pour un petit-déjeuner en règle; avant d'alterner chambre et salle de bain pour partir travailler. Des heures où les minutes ne veulent pas passer, elles s'accrochent à tes paupières, coriaces, les font se fermer perfidement pour que ton professeur te réveille de sa voix tonnante d'adulte en colère en t'ordonnant de te mettre au travail.
Des jours comme ceux-là où dès que l'on te dit quelque chose tu bondis tel un lion affamé sur une pauvre gazelle sans défense, où tes sourires laissent place aux larmes et où tes pensées se bousculent sans vouloir s'arrêter pour former la ronde infinie qui use tes nerfs mieux que quiconque. 

C'est vrai, il y a des jours comme ceux-là, où pour te soulager ta seule et unique solution et de passer tes mains gelées sur tes mirettes fatiguées en espérant que ça va passer et que personne ne va t'adresser la parole. Enfin, pas exactement.. Disons que dans ces moments là, les gens peuvent se diviser en trois grandes parties : ceux qui te changent les esprits, ceux qui t'énervent et ceux qui arrivent à faire l'un puis l'autre. 

Ceux qui te changent les esprits, c'est ceux avec qui tu vas pouvoir esquisser des sourires voir même rire à en perdre haleine parce que c'est impossible de rester sérieux avec eux. Rien que de les voir approcher, tu sais qu'ils vont te sortir quelque chose de stupide mais qui fait du bien, parce que ce qu'il te faut ce n'est pas une philosophie à deux balles mais seulement une concoction de blagues même pas drôles à partager avec des gens que tu aimes aussi pour ça.
Ceux qui t'énervent ne font pas spécialement de choses, seulement que lorsque tu es à fleur de peau mieux vaut ne pas t'approcher de trop près. Alors les petites remarques piquantes deviennent des armes de guerre, les écrasements involontaires se transforment en affront à ne pas laisser passer et leurs excuses tombent dans l'oreille d'un sourd.
Et puis ceux qui alternent c'est ceux qui te côtoient trop pour être hors de danger de tes petits éclats de voix passagers mais qui veulent quand même te changer les idées sans savoir vraiment comment s'y prendre alors c'est pile ou face et que le meilleur gagne.

Et puis il y a les solutions miracles. 
Ceux à qui te parlent tout le temps, qui vont ni te faire rire, ni t'énerver, mais qui vont savoir quoi dire au bon moment, qui vont savoir calmer le jeu et apaiser les nœuds de ton propre cerveau, qui vont savoir décrypter ton émotion rien qu'à la tête que tu fais et aux soupirs que tu pousses. Les merveilleuses âmes qui vous conseillent tout en restant discret et que bien loin d'être dans l'ombre de votre vie sont presque une partie intégrante de vous-même.

+ Merci, je saurais pas comment vivre sans vous ♥