vendredi 31 octobre 2014

Où es-tu, maison ?

Le mal du pays


Je connaissais le mal de mer, le mal de l'air, le mal au coeur, mais pas le mal du pays. Ou plutôt, si, mais pour les autres. De la même manière que :"Non mais de tout façon les meurtres, ça arrive que dans les films hein". Et pourtant, ça fait quelques fois que ça m'arrive. Avoir le mal du pays, j'entends. Cet été, après avoir passé une semaine à l'étranger, dans un endroit que j'ai déjà visité maintes et maintes fois, je me disais déjà que je voulais rentrer chez moi. Le seul petit problème, c'est qu'il me restait encore deux semaines à tenir. Un des points positifs c'est que quand je suis arrivée dans mon pays chéri, malgré la pluie qui frappait les carreaux, malgré le froid qui mordait les joues, j'étais heureuse. Et puis maintenant, que ça fait presque deux semaines que j'ai quitté ma maison adorée, je sais que je veux rentrer. Et ça revient, ça me colle aux pensées, ça s'incruste partout, ça suinte presque des pores de ma peau. Alors, plus que jamais, je sens que j'aime cette chanson qui nous dit :

"Au fond, je crois que la terre est ronde,
Pour une seule bonne raison,
Après avoir fait le tour du monde,
Tout ce qu'on veut, c'est être à la maison".

Soprano n'a jamais été autant dans le vrai, et ce refrain est une véritable merveille pour qui le comprend.

Un monstre caché dans mon placard

Le jour des monstres


Un monstre dans ton placard,
Il t'épie, sournoisement,
Avec ses petits doigts fins,
Il attend pour t'attraper.

C'est pas qu'il soit bien méchant,
P't'être pas très élégant,
Dans tous les cas c'est son jour,
Qu'il guette depuis toujours.

Car la voici, la voilà,
La bien fameuse journée
Que vous craigniez, apeurés,
Et oui, Halloween, c'est toi.

samedi 25 octobre 2014

100ème article

Merci à vous


Fille de l'ombre à l'instant de l'écriture, inconnue qui se dit connaitre le monde; un brin de folie dans le regard à l'heure de décrire des scènes d'une vie vu par un œil déformateur; rajoutant des couleurs dans les zones d'ombres, pointant des démons invisibles ou des détails inutiles, des injustices, des malaises, des incompréhensions, la beauté du monde, la pureté des émotions, ou même palabrant sur un malentendu, se basant sur du vide. Criant dans la nuit sombre, s'égosillant dans le silence, s'écorchant la voix, les doigts, sur des mots cavalant gaiement sur une page blanche.

Fille de lumière dès lors que le jour se lève, écrivain à la plume en papier changée en écolière pour le beau regard du soleil. Observatrice aux yeux grands ouverts sur une cours de récréation regorgeant d'inspiration. Un sourire, juste un battement de cil, des phrases qui se déchirent et des éclats de rire qui s'envolent rejoindre les nuages. Loin des fantastiques héroïnes des romans, juste une humaine banale avec un cœur qui se précipite dans des rythmes fous, armée d'un simple clavier mais accompagnée des plus beaux êtres humains au monde.

C'est le 100ème article, merci d'être encore là;
 Ce n'est pas vraiment un texte  rempli de cœurs
Mais je voulais refléter l'importance de vous avoir
Sans forcément tomber dans le trop niais qui pique
Les yeux

Merci à vous ♥

vendredi 24 octobre 2014

Un royaume fait de sons

 Du rire au larmes il n'y a qu'un pas


Le son pulse dans tes oreilles, te parcoure de l'intérieur, fait vibrer ton coeur à un rythme bien particulier. Deux battements à la place d'un, l'un, sourd et profond, venant du tréfonds de ton âme; l'autre, puissant, provenant des basses qui te donnent la chair de poule, qui transforme le monde et le rend spécial l'espace de quelques minutes. Tu fermes les yeux et tu sens la musique s'imprégner de ton âme et elle te nourrit autant que tu la nourris et vous ne faite plus qu'un et la vie est belle et tu danses à en avoir mal aux pieds, à y perdre la tête, à en tomber, sonner, sur le sol. Et dans cet univers de bruit ton visage se tord et des larmes naissent sur tes joues, tu jettes rageusement tes écouteurs au sol mais ton corps semble ne pas vouloir quitter la terre alors tu ouvres les doigts et essaie naïvement d'attraper la vie qui semble s'être échapper ton âme mais le ciel parait s'effondrer sur ta conscience et un voile se plaque sur tes yeux comme un bandeau impossible à retirer alors tu es plongé dans le noir, tu coules, tu suffoques, tu meurs, lorsque soudain une voix retentit.
- Ka ?
Et elle te retient, te repêche, te souffle un air nouveau dans les poumons et tu te sens vivre, tu voles parmi les arc-en-ciels et tes prunelles donnent naissance à une nuée d'étoiles pendant que toi tu recouvres la vue, tu remontes à la surface dans une gerbes d'éclaboussures et tu vois la vie en rose parce que les petites voix aux allures de rien du tout peuvent te permettre d'exister.
- Audrey !
Innocent, il se tient à tes chevets, ce petit son de rien du tout, il te guérit et ne remarque rien et toi tu ris à en perdre haleine, tu l'admires, émerveillé et tu l’accueille joyeusement, lui donne une place en or et construit ton royaume autour, tu fantasmes et sans le vouloir créé une dimension parallèle, mais ce n'est pas grave parce que tu es heureux comme ça et que c'est le plus important, ici et ailleurs, toujours.

Être heureux.

jeudi 23 octobre 2014

L'attente d'un coeur perdu

 L'espoir peut rendre beau
Mais dans tous les cas rend fou


L'attente fébrile d'une réponse. Ton coeur qui s'envole dès que le vibreur de ton téléphone portable retenti dans la chambre vide de son, tes yeux brillant d'espoir l'espace de quelques millièmes de secondes, parties infime d'une vie et pourtant moment si intime, presque magique, instant où tous les possibles se réunissent pour se volatiliser dès lors que tu cliques sur l'icône clignotant qui a envahi ton écran. La déception qui tombe lorsque ce n'est pas la personne attendue, la consolation minuscule mais présente que te procure le fait de ne pas être totalement seule, abandonnée de tous. La frustration de penser que tu attends impatiemment quelque chose dont l'autre ne se soucie qu'à peine, l'incompréhension apparue à la suite de questions improbables, complètement privées de sens et pourtant bien plus réelles qu'elles ne devraient l'être. La rage de ne pas être aussi importante à ses yeux qu'il l'est pour toi, puis la tristesse qui surgit des ténèbres comme un monstre vicieux qui n'attendant plus que tu te mettes à croire que 1+1=2 mais que toi+lui=pas grand chose alors que vous vous pensiez amis pour venir briser ton jolie sourire et salir ta touchante naïveté d'enfant.
Et puis tout s'efface quand tu obtiens finalement ses mots.
Pour recommencer dès la prochaine attente.

Cercle infini, qui tourne en boucles, toujours.

L'homme est un bonsaï...

                         Qui se serait prit pour un arbre
                                                               Philippe le Roy


Sans vouloir donner dans le cliché, je pense sincèrement que l'on se prend pour ce que l'on n'est pas, c'est à dire : tout-puissant. Après tout pourquoi serions-nous supérieur au chat errant venu chercher un peu d'affection à nos pieds ? De quel droit pourrions-nous décimer des espèces entières, rien que pour le plaisir de voir que l'on domine la nature alors qu'en vérité ce n'est que poudre aux yeux ? Comment avons-nous l'audace de brûler des forêts entières pour planter des palmiers inutiles qui serviront à la fabrication de tonnes de gâteaux industrielles alors que les arbres sont une des raisons pour laquelle on peut vivre ?  Alors oui, certes, c'est un discours entendu maintes et maintes fois, pour lequel nous n'avons aucune attention particulière puisque l'on se réfugie derrière notre âge pour brandir bravement aux yeux des autres notre fainéantise, arguant, par un manque d'action et une absence d'arguments concrets, que nous ne pouvons rien faire à l'heure actuel; mais justement c'est un mensonge. Rien qu'en arrêtant de considérer la Terre comme un mouchoir en papier usagé que l'on pourrait jeter à tout moment nous pourrions aider à la construction d'un monde, pas forcément idyllique, mais juste un peu plus fleuri. Parce que, vraiment, vivre serait moins agréable si l'on ne voyait aucun joyeux petit oiseau gazouillant gaiement à l'approche du printemps, si il n'y avait aucun animal de compagnie à chérir dans nos foyers et si le seul éclat de verdure était le cactus à moitié mort reposant dans nos chambres.

+ En vérité j'ai flashé sur cette citation ♥

mardi 21 octobre 2014

Un peu de grammaire, ça vous tente ?

 La nature des mots

Quand l'envie te prend d'écrire mais que tu ne sais pas quoi dire il suffit de te laisser guider pour aboutir à un petit quelque chose, parfois assez surprenant d'ailleurs. Parce que ce qui est bien, avec tes mots, c'est qu'ils t'appartiennent, et bien qu'ils soient le fondement d'une langue, ils sont aussi à toi dès lors que tu les utilises à ta façon en exprimant ce que toi tu penses.

Le problème c'est que, parfois, ils sont timides, peinent à sortir de leur cachette. Parfois ils sont frustrés, bloqués depuis trop longtemps, alors ils boudent. Parfois ils sont trop difficiles à faire apparaitre et attendent sagement leur tour en secret. Et puis parfois ils aimeraient tellement être révélés au grand jour mais toi tu as peur, alors tu les gardes tout contre toi, comme le bon vieux doudou que tu trainais partout, gamin; dont maintenant tu as besoin seulement en cas d'extrême tristesse, et que tu veux bien partager, enfin, avec les autres.