mercredi 17 septembre 2014

Toi et tes questions...


Quand je disais que chaque relation était unique...

Tu m'aimes peut-être mais moi je t'aime encore plus fort.
Pour toi, l'amour, c'est quoi ? Apparemment, un mot dénudé de sens. Quelque chose de plat, que tu prononces en y arrachant des bouts au passage. Je vais t'éclairer, je vais être ta lumière, pour une fois. L'amour, c'est une valeur que l'on a inventée parce que la langue française a besoin de tout classer, tout ordonner. Pourtant, l'amour se compose aussi d'autres valeurs, comme l'amitié, l'amour fraternel, l'amour que porte une mère à son enfant... Finalement, "amour", c'est le mot valise dans lequel on peut presque tout fourrer, celui qui ne veut rien dire parce qu'on invente tous notre propre définition. Je suis peut-être encore plus bizarre parce que j'ai une explication différente pour chaque personne. Chaque personne forme un contact différent avec chaque autre, donc chaque personne créée son amour. Mais tiens toi fort, il y a encore plus étonnant ! Je serais incapable de décrire mon amour pour chaque individu à qui je le décerne ! Parce que justement, il n'est pas ordinaire ! Je ne peux pas aller te chercher un dictionnaire pour te dire :"Voilà, c'est : ça". Je peux seulement te dire "Je t'aime".

Mais pas forcément comme tu le voudrais.

lundi 15 septembre 2014

Relation


Le sourire qui se peint sur vos lèvres sans aucune raison apparente, lorsque vous ressentez un infime vibration dans votre proche et que la pensée "ça y est" vous traverse l'esprit l'espace d'un millième de seconde. Le rouge qui vous monte aux joues lorsqu'on vous complimente sur votre coupe de cheveux, vos chaussures, vos vêtements, ou mieux : vos qualités; l'air guilleret qui éclaire votre visage, fait briller vos yeux et qui vous rend magnifiques qui que vous soyez.

L'air joyeux que vous n'avez qu'en leur présence, cette chaleur qui monte en vous dès que vous avez un signe de leur part, même le plus minuscule message. Un regard, un mot, rien que leur présence suffit pour vous redonnez un minimum de force, si ce n'est pas l'un se sera donc l'autre, et c'est ainsi.

Les câlins que vous réclamez à tour de bras, le besoin d'intention que vous recherchez parfois et qu'ils vous donnent toujours, les bisous distribués à droite et à gauche. Toutes les bêtises que vous faites qui les rendent heureux, tous les faux pas que vous commettez qui les font rire mais sans aucune méchanceté, tous les secrets que vous pouvez leur confier tout en sachant qu'ils ne seront pas révélés.


Ce soir j'ai mal à la tête, je suis fatiguée, on est lundi mais je veux déjà retrouvé mon lit pour y rester enfoui toute la journée. Je fais une overdose de cours, de leçons à apprendre par cœur que je vais finir par vous vomir dessus, de ses professeurs qu'on dirait sans cœur, qui ne comprennent rien à rien et qui s'autoproclament tout puissant parce qu'eux le savent, ce que nous, commun des mortels, ignorons encore. Et pourtant... Pourtant j'ai cette chaleur au creux du ventre qui remonte et irradie tout mon être, j'ai ce sourire béat que j'ai à chaque fois que je vous parle, que je lui parle, et même si je devrais déjà dormir je voulais finir ça. Les relations, on les définit comme indispensables, moi je rajouterais unique.

samedi 13 septembre 2014

Les pieds sur terre...

... Et la tête dans les étoiles
 

On me dit souvent que je parle trop, trop vite, que je m'égare. C'est vrai, je suis d'accord, je ne suis ni concise, ni silencieuse. Mais comment être clair si même dans ta tête c'est confus ? N'as-tu jamais l'impression que tout s'emmêle et que c'est seulement si tu tires sur le bout, tout au fond, que tu pourras démêler ? Si je rajoutes tant de détails, que je vais dans plein de directions en même temps, c'est seulement parce que comment tu veux comprendre si tu n'as pas le début ? Ce n'est pas forcément logique, ni forcément vrai, des fois c'est juste qu'en pleine phrase une pensée solitaire vient m'effleurer de ses doigts fins et que, sans que cela n'ai aucun rapport apparent, je la lance à mon interlocuteur en espérant qu'il comprenne. C'est difficile, peut-être, je ne sais pas, je ne m'en rend pas compte. Ma famille arrive à tout saisir, de A à Z, même quant on dirait que j'ai un train à prendre dans la minute à venir. Mes amis proches, quelques fois, sont perdus, mais évidement ils ne l'avoueraient pas. Quand aux autres... Ils ouvrent facilement des yeux ronds, éberlués par le flot de mots qui sort sans discontinuer de ma bouche. Pourtant, je vous le jure, j'apprends à prendre mon temps, lentement mais sûrement. Bien sur, quand je ne fais pas attention, ce défaut de langage revient, aurais-je l'audace de dire que c'est ma signature ?
Quand même par écrit on ne saisit pas ce que je veux dire, je peux recommencer à zéro sans voir si l'on me prend pour une folle ou pas, j'ai même donné un nom à l'incompréhension générale de ce que je racontes : le langage cacahuète. Une seule personne ait au courant de ce nom, pas forcément celle à laquelle vous vous attendriez le plus, c'est pour elle que je l'ai créée, une sorte de justification minable qui l'a fait rire. Mais le pire du pire, c'est quand je suis stressée. Il suffit d'une étincelle pour que je me mettes à tout réciter à la vitesse de l'éclair,  ou même pour que, sans avoir rien appris, je me mettes à parler de tout et de rien jusqu'à ce que je me rendes compte que c'est incompréhensible. Et non, respirer profondément ne sert à rien.

On me dit souvent que je suis dans la lune, perchée sur les étoiles, que ça serait bien si je pouvais redescendre sur terre un petit peu. Quand je regarde ailleurs, l'esprit perdu dans quelques pensées intérieures, on me rappelle à l'instant présent, avant de me dire en souriant que j'étais parti loin. Pourtant, je m'intéresse à ce que l'on me raconte, promis ! J'enregistre, je traite l'information et je réponds, tout ça dans l'ordre, quoi que je fasse, ou presque. Mais je crois que l'on n'aime pas voir les gens sur la lune...

Je regrette souvent d'être aussi petite, la plupart des gens le savent, ils en jouent, ils en rigolent, et ça me fait sourire. Pas de ne pas dépasser le mètre soixante, et encore moins de stagner au même niveau pendant que tout mon entourage grandit; mais que ça ne dérange personne sauf moi. C'est amical, on ne me fait aucune moquerie, sauf les personnes stupides qui me balance à la figure que ce n'est pas normal, à mon âge, de ne plus grandir, que je devrais quand même prendre quelques centimètres parce que "Oh mon Dieu mais c'est que je ne suis pas dans la norme !" alors que je leur faisais confiance en leur confiant mes inquiétudes. Mais c'est déjà du passé, j'ai presque fini d'enterrer l'évènement, désolé, je suis rancunière, et si je n’atteins pas "mon objectif" tant pis, au moins j'ai les deux pieds qui touchent par terre !

Un passage, un mot, une demande


Depuis quand je n'ai plus écris comme je voulais ? Depuis quand suis-je muette ? Oh oui, bien sur, j'ai formé des phrases, enchaîné les mots pour des expressions écrites qui ne rimaient à rien, pas grand chose, mais à beaucoup en même temps. Mais depuis quand n'ai-je plus tracé la moindre ligne ici, bien calée devant mon ordinateur, en laissant mes doigts faire ce qu'ils voulaient, en laissant mes pensées dériver là où elles l'entendaient, pour aller flotter au-dessus de vagues salées ou pour aller toucher les nuages, portée par une brise incertaine ? 16 jours.
16 jours exactement.
Vous ai-je manqué ? Peut-être, sûrement pas. Après tout, on a déjà tellement à faire avec nos propres idées, nos propres incertitudes, nos propres questions, notre propre vie. J'aimerais bien que vous m'écriviez un petit quelque chose, vous, mes lecteurs silencieux, qui n'osez pas. A quoi bon avoir peur du ridicule puisque tout le monde l'est forcément un jour ou l'autre ? En plus, en écrivant, on n'a jamais à avoir honte. Pas de notre "style" en tout cas, ni même de nos propos. Ce que l'on pense, ce que l'on dit, c'est ça qui donne une vie à nos écrits, pas l'inverse. Chaque être humain à son propre livre, et comment il est écrit reflète aussi un minuscule bout de ce qu'il renferme. Es-tu brouillon, petit lecteur ? Es-tu soigneux ? Calculateur ? Sérieux ? Maniaque ? Peureux ? Colérique ? Es-tu prêt à t'insurger parce que la bouteille de jus d'ananas a été finie et que personne n'en a remontée ? Es-tu prêt à encaisser les moqueries en sortant de la masse ? As-tu envie de révolutionner le monde, ou juste d'avoir une petite vie tranquille et agréable ? Es-tu joueur ? Farceur ? Drôle ou sarcastique ? Toi, lecteur, renferme plus de secrets que Baudelaire, Rimbaud ou même le peintre du coin de la rue que tu vois tous les jours formé sur une nouvelle toile un coucher de soleil, toujours le même. Pourquoi ? Oh c'est bien simple : n'importe quel art est formé sur ce que l'on connait. Tu ne me verras jamais partir dans un récit fantastique sur ce que ça fait d'avoir un enfant, par exemple. Je n'en ai aucune idée ! Je ne pourrais me baser que sur l'émotion que je vois des fois naitre dans les yeux de mes propres parents quand ils sont fier de moi. Je ne saurais exprimer la difficulté que c'est d'avoir à élever un mini être-humain qui un jour devra lui aussi se jeter dans les vagues sans se noyer. Je n'ai pas à me demander si il n'est rien arrivé à mon bébé, si il ne s'est pas perdu, si il ne s'est pas trompé de chemin pour tomber dans la drogue, l'alcool ou que sais-je encore ! Évidement, quand tu regardes ta tendre mère, ton papa ours, tu ne te dis pas tout ça, tu t'enflammes juste parce que ta liberté est moindre, et que tu t'es encore fait crier dessus alors que tu n'avais strictement rien fait ! Ne t'inquiète pas, moi c'est pareil. Seulement, j'ai lu il n'y a pas longtemps "Avant d'écrire, réfléchis" -Shakespeare; il y avait d'ailleurs d'autres maximes, alors j'essaie de me mettre à leur place, là, juste le temps de mon explication.

mercredi 27 août 2014

Silence radio

Chut, plus un mot


Les silences

On pourra me dire tout ce que l'on voudra, je sais que les silences ne se ressemblent pas tous, qu'ils ont leurs propres significations. 
Il y a les tendus, parce que vous êtes sur la défensive, vous venez de vous froissez, ou même que vous ne savez plus quoi faire mais que vous ne trouvez pas de manière pour saluer sans vexer.
Il y a les froids, ceux qui disent que vous n'êtes pas les bienvenues.
Il y a les électriques, qui oscillent entre colère, rage ou frustration.
Il y a les amicaux, qui vous font vous sentir bien sans besoin de mot.
Il y a les tristes, qui vont donnent des larmes sans rien faire.
Et puis il  y a les autres, ceux qui n'apparaissent vraiment pas souvent, qui contiennent à tour de rôle votre espoir, votre envie de savoir, tout ce que vous voulez lui dire par les yeux.

Et il y a le tien

Ton silence fait parti de la catégorie "angoisse". Comme, évidemment, tu ne me parles pas, je ne sais pas ce qu'il signifie. Que tu as perdu ton téléphone ? Ton chargeur ? Que tu me boudes ? Que tu es séquestré par des bandits qui attendent encore la rançon ? Que tu es mort ? Ton silence ne me dit rien qui vaille et il ne me fait que reconnaitre que j'ai peur, peur que tu veuilles me chasser de ta vie, peur que j'ai fais quelque chose de mal, peur que tu essaies de me faire comprendre que tu ne veux plus me voir en douceur.
Peur peur peur.

samedi 23 août 2014

Mes mots

Des mots, qui forment des phrases, qui forment du rien


Dans ma tête il y a plein de mots, plein d'idées qui se bousculent entre elles pour sortir plus vite du bocal qui me sert de cerveau. Mes pensées vont du vacarme dans ma tête, elles crient t tapent du pied pour qu'on les comprenne. Seulement voilà, dans mon usine à rêve tout s'est fracassé en mille morceaux et je dois reconstituer le puzzle. C'est un peu comme une mélodie discordante dont il faudrait retrouver les bonnes notes. J'écris pour me faire comprendre mais le tout reste incompréhensible; les lettres s'enchainent et volent et virevoltent dans une danse désorganisé qui débouche sur du vide, un grand rien. Le néant est comblé par leur musique qui sonne faux et ce que l'on entend n'est que le grincement du produit de ce que je pense. J'écris pour me faire entendre mais le vacarme submerge tout, je m'étouffe avec des phrases qui tournent sans relâche, qui débordent dans ma bouche qui est déjà bouchée; et pourtant je m'entête et j'essaie encore mais tout ce qui ressort n'est que de la bouillie et finalement quand je me lis je ne saisis pas moi-même alors comment voudrais-je que les autres les comprennent, ces belles formes tracées qui veulent s'exprimer mais qui ne font que trébucher les unes sur les autres ? Un peu comme une peinture dont les couleurs sont mélangées, il faut tout démêler et la remettre en forme. Alors je me concentre et parfois j'y arrive, à placer sur la feuille des phrases qui aient du sens, qui s'enchainent et se suivent tout en disant ce que je pense.

samedi 16 août 2014

Mes grandes vacances

Cet été qu'est-ce que j'ai fais ? 


Juillet

Une semaine, presque entière, adorable avec mes cousins; trois semaines chaotiques en colonie remplie d'histoires de filles qui n'avaient pas encore évoluées dans leurs têtes, de garçons immatures qui n'acceptaient pas qu'on leur dise les choses en face, d'apprentissage, de découvertes dans des animations plus géniales les unes que les autres, et surtout du contentement de rentrer enfin chez soit après avoir passé les trois quart du mois à tout devoir surveiller, tout devoir contrôler.

Août

Un départ en Grèce, une engueulade avec une amie sans réelle importance -comme toutes les autres, non ? Encore une crise de jalousie, un silence pesant de sa part. Des questions sans réponses qui tournent dans ma tête. Pourquoi ne répond-il pas ? Est-ce qu'il me boude ? Peut-être a-t-il perdu son téléphone ? Seulement des interrogations sans avenir. Finalement, rien de bien rempli mise à part des séances de bronzage, inlassablement, avec le petit rendez-vous avec la plage le matin ou l'après-midi, quelques visites au port histoire de changer un peu, des cartes postales à écrire, deux diners au restaurant, deux glaces dégustées devant les bateaux, une séance de planche à voile pour demain et.... C'est tout. 
Déjà pas mal peut-être ? Je ne sais pas, je me sens plus vide que pendant toute l'année écoulée. Je sais que je vais être contente de retourner en cours, même si au bout de quelques jours on va m'entendre râler que mes grasses-matinées me manquent. J'ai hâte de retrouver les ragots de tous les jours, le caractère excentrique de mes professeurs, l'animation de l'école mais surtout, surtout, mes amis et ma classe. Ils me font plus vivre en étant eux-même que je ne le suis quand je suis toute seule.

Ce n'est pas encore fini

Bien sur, il me reste encore deux semaines. Une en Grèce, pour écrire mes cartes, finir mon cahier d'anglais histoire d'essayer de combler mes lacunes, parfaire mon bronzage et peut-être, qui sait, manger une dernière glace ? Et puis une à la maison, pour préparer la rentrée avec tout ce qu'elle impose : laver mon sac, mes chaussures, choisir ma tenue, limer mes ongles et les vernir, toutes ses petites choses pourtant si insignifiantes qu'on fait tous, qui nous énervent, qu'on se demande toujours si on aura le temps de tout faire sur notre planning, qui nous stressent plus qu'autre chose et que pourtant on ne laisserait tomber pour rien au monde. Parce que c'est notre petite routine.

+ J'ai hâte de voir vos petites bouilles. ♥