lundi 30 juin 2014

On m'observe

Épier 


On lit mes carnets, mes discussions, tous les textes qui traînent dans ma chambre qui ne sont que pour moi; on regarde mes dessins, mon attitude; on analyse mes paroles, tout. On m'observe, on essai de percer tous mes secrets, pour les détenir ensuite comme preuves, pour s'en servir comme armes. 

Je ne me laisserai pas faire. 

Mon jardin secret m'appartient, c'est la seule chose que tu ne peux pas contrôler. Non, tu n'as pas de droits sur ma vie. J'en fais ce que je veux, je garde ce que je veux tout au fond de moi et ton entêtement stupide pour me contrôler ne serviras à rien, parce que tu n'y arriveras pas. Je ne suis pas ton objet, une chose dont tu pourrais faire n'importe quoi. Je suis simplement moi et j'ai le droit à mon intimité. Alors la prochaine fois que tu viendras fouiller, fais le plus discrètement. La prochaine fois que tu veux savoir quelque chose que je ne te dirais jamais de moi-même, demandes-toi pourquoi tu ne l'as pas su de ma bouche, demandes-toi comment tu réagirais si c'était moi qui te faisais ça. Tu es comme un serpent : quand tu attrapes ta proie, tu la serres jusqu'à l'étouffer. Je ne suis pas à manger. Tu ne m'auras pas.

Je suis prête.
Je t'attends.

+ Tu devrais éviter, par la même occasion, les conclusions hâtives et complètement dénuées de sens.

vendredi 27 juin 2014

Bonhomme sourire

Bonheur 


Ma vie, en ce moment, est aussi simple que celle des pommes de terre sourire, mise à part le fait que je ne serais pas mangé à la fin. Je ne sais pas, j'ai l'impression que le bonheur m'arrive servi sur un plateau doré alors que je ne fais pas spécialement les choses pour. Je pars en colonie trois semaines avec une personne que j'adore, je vais voir mes cousins cinq jours, ce qui est déjà mieux que rien, j'ai tout ce que je veux chez moi pour faire du sport, pour lire, pour jouer, ma professeur d'espagnol a décalé la date d'un voyage rien que pour moi et ma sœur, je vais partir en croisière en Martinique, j'ai des amis géniaux...

Je crois que je n'ai pas à me plaindre.

Aujourd'hui, on m'a demandé pourquoi j'étais aussi heureuse. Personnellement, je me demande comment j'ai fais pour rester aveugle à la chance que j'avais d'avoir une vie comme la mienne aussi longtemps. Parce que oui, pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, ça ne fait que quelques mois que je vais bien, que je souris pour rien, que je rigoles à tout, que je suis vraiment moi. 

Merci vous. ♥

jeudi 26 juin 2014

Tu es parfait

 Parfait


J'ai un énorme nœud dans le ventre.
J'ai la chair de poule.
Je ne sais pas quoi faire.
J'ai peur.
Je devrais ?
Sans doute pas.

En vrai j'ai peur que tout soit faux.
Je réagis exactement comme une héroïne.
Une héroïne de ces histoires à l'eau de rose.
Que tout le monde déteste.
Parce qu'elles sont trop bêtes.

J'ai peur que tu me dises que tu as réfléchi.
Qu'en vérité ce n'est plus vrai, que ça ne l'a jamais été.
Que c'était juste un gage bidon, un pari débile.
Et d'apprendre que j'ai gâché mon amitié avec toi.
Se serait trop, beaucoup trop dur pour moi.

Et puis même, qu'est-ce que ça fait ?
Si je disais oui ? Ça changerait quoi ?
Tu serais près à attendre ?
Es-tu vraiment sincère ?
Ce n'est pas ton genre de mentir.
Tu es trop parfait pour moi.
Je ne serais jamais à la hauteur.
Tu me fais peur. Je n'en veux pas.

Je t'adore. Mais t'es trop...
Trop.... trop. Trop parfait ?
T'es un mec génial, j'ai peur.
Tu pourrais te lasser de moi.
Aussi vite que d'un nouveau jean.
Je suis  en train de me pourrir la vie.
Avec des questions débiles.
Mais c'est plus fort que moi.
Je suis tellement désolé.

Je t'aime.

lundi 23 juin 2014

Faux ou vrai ? Populaire ou seul ?



C'est fou parce que chaque personne bien entourée, chaque personne "populaire" que tu croiseras te diras qu'elle n'accorde pas son intention aux remarques des autres, qu'elle s'assume et qu'elle ne changerait pas pour se faire accepter. Bizarrement, ce n'est pas ce qu'ils diraient tous si ils étaient rejetés, bousillés par les moqueries puis finalement relâchés une fois bien détruit de l'intérieur. Parce que chaque personne qui "assume son style" fait parti d'une bande. Quelqu'un tout seul, qui ne reçoit jamais aucune invitation, qui fait face aux chuchotements mauvais, aux rumeurs infondés, qui se prend des coups et qui a finalement peur d'aller à l'école, serait près à n'importe quoi pour se faire accepter, attraperait la main de n'importe qui si on voulait bien l'aider. Ou peut-être pas. Et c'est justement à son statut sociale que l'ont peut voir si une personne a vraiment du courage ou pas. Parce que si certains sont assez crétins pour se laisser aveugler et faire des conneries juste pour rester "cool", d'autres sont assez malheureux pour en conclure que leur vie ne vaut plus rien et que si ils disparaissaient personne ne s'en soucierait. Et puis il y a les autres, ceux que l'on croit solitaires seulement parce qu'ils ne montrent pas que ça les blesse, seulement parce qu'ils préfèrent être seuls que mal accompagnés. Après, bien sur, il y a des alternatives. On n'est pas tous faux, on est pas tous seuls, on est pas tous populaires. Et puis les populaires ne sont pas forcément faux et les seuls ne sont pas forcément vrais. Tout comme il n'y a pas une vraie barrière entre le bien et le mal.

On peut aussi repérer quelques stéréotypes dans toute école qui se respecte. Comme : les garçons ne pleurent pas; les filles en jupes sont des p*tes, les filles au collège aiment forcément les One Direction et les garçons Sexion d'Assaut. Et pourtant, non, un garçon, ça pleure aussi, il y en a des sensibles et ils sont pareils que les filles, c'est juste que pour tout garçon qui se respecte, on juge que ce n'est pas assez "viril" de montrer ses émotions. Non, une fille en jupe n'est pas forcément une p*te, surtout à notre âge, je ne vois pas comment se serait possible. On a tous le droit de s'habiller comme on veut, un peu de considération, merci. Et ensuite, stop les clichés ! On est pas toutes des fans des One Direction parce que "oh mon Dieu mais ils sont trop magnifiiiiiiiques " 

samedi 21 juin 2014

Ceci n'est qu'un aurevoir

A mardi. ♥


Mardi c'est à mon tour.
Les aux revoir, c'est pas trop mon truc, pourtant il faudra bien que je les fasses. Me transformer en fontaine, on essaiera de s'en passer. Les câlins, les bisous, les paquets de mouchoirs... Je n'ai rien oublié ? Non mais allez, ce n'est rien, seulement deux mois. Deux petits mois... Mouais... Enfin de tout façon, ce n'est pas la durée de séparation qui me dérange, mais plutôt ce que ça implique. Ou plus précisément ce qu'elle me rappelle, contre mon gré, précisons-le. Oui parce que du coup, ça veut dire qu'on ne vit pas dans mes rêves et que non, je ne parcourais pas toute ma scolarité avec ma classe. Encore j'ai de la chance, deux ans au lieu d'un, c'est mieux que pour la plupart. Seulement c'est justement ça le problème, la durée. Parce que je me connais, je n'aurais pas donné ma confiance à tout le monde, je ne me serais pas autant ouvert aux autres, si j'avais du me séparer d'eux à la fin de cette année. Ou tout du moins, j'aurais essayé de tenir mes barrières face à la vague d'amitié qui a balayé les résistances de tout le monde. Mais je ne l'ai pas fais et là il est trop tard. Il ne me reste plus qu'à profiter à fond l'an prochain. Mais dans un sens, tant mieux, non ? Parce qu'à force de vouloir se protéger on en oublie de vivre. Alors oui, mardi ça va être rude, l'année prochaine encore plus. Mais j'ai vécu une année collège géniale, ma meilleure pour l'instant. Et grâce à vous, je peux enfin défendre mes années dans la "jungle", pour reprendre le nom qu'à donner un ami à ses quatre ans passé enfermé dans une école abritant des tas de pré-adolescents/adolescents. Je peux enfin crier haut et fort, que non, ce n'est pas forcément nul, que non, il n'y a pas que des imbéciles et que oui, on peut y vivre des choses merveilleuses.

Dégout

Je ne sais pas quoi dire, mais j'ai envie d'écrire, alors je le fais quand même. Je verrais bien où ça me portera après tout, peut-être même que des émotions enfouies tout au fond de moi vont ressortir ? Parce que c'est souvent quand on ne pense à rien de spécial qu'on se rend compte des choses évidentes.


Aujourd'hui, j'ai mal au cœur, parce qu'on m'a menti et qu'on continu à le faire pour essayer de se défendre. On m'a dit que je jugeais sans connaitre mais je pense que rien ne peut excuser la manipulation. On ne peut pas profiter des sentiments des autres en prétextant que c'est pour se protéger soit-même. Soit on reste en dehors d'une quelconque vie sociale, soit on accepte de se donner aux autres quand eux-même vous accordent leur confiance. Et trahir une personne, lui mentir parce qu'elle est aveuglée par son amour envers vous, c'est juste dégueulasse. Aucune excuse, pas de justification.
Mais en vérité, tu me fais de la peine, avec ton honneur qui s'est barré en même temps que l'illusion que j'avais de toi comme étant quelqu'un de bien. Comme quoi on peut vraiment se tromper lors d'une première impression.

vendredi 20 juin 2014

Courage, citron et chocolat

Je ne suis pas un homme mais...
Ce n'est qu'une image après tout


Pleurer pour quelqu'un est stupide, parce que ça ne lui change rien. Mais le savoir est une chose, ne pas le faire en est une autre. Ce soir, j'ai mal au cœur pour toi, pour toi qui dois faire tes adieux à des gens que tu connais depuis quatre ans. Tu m'as dis qu'un regard suffisait pour que vous vous compreniez, alors une seconde va suffire pour déchirer ton cœur en miettes. Pour tout te dire, je ne sais pas quoi faire. Je te l'ai déjà fais savoir, les mots, je ne les ai jamais que pour écrire ce que je ressens, et encore, pas ce qui vient du fond de mes tripes. Pour consoler, ce que je fais ? J'évite le problème, je passe tout à la rigolade, je me ridiculise, je détends l'atmosphère. Je ne suis pas l'épaule idéale sur laquelle pleurer, je suis juste le clown de service sur lequel tu peux compter pour changer de sujet, qui tentera tout pour faire apparaitre un sourire, même timide, sur ta petite bouille triste. Mais là, comment je fais ? Tu ne me vois même pas... Te prendre dans mes bras ? Impossible. Faire la folle en imitant la toupie, en agitant les bras ou en fonçant dans quelqu'un parce que je ne regarde jamais où je vais ? Impossible. Mais tu sais quoi ? Ce n'est pas ce que je ne peux pas faire le plus important, n'y même ce que je peux faire, mais ce que tu retiendras. Parce que je t'envoie tout mon amour et tout mon courage, pour la trente six millième fois, mais je te les redonne quand même. Sois fort, n'oublies pas que pleurer, ça libère, et si tu as besoin, je suis là. Parce que même si je ne suis pas douée je fais quand même des progrès niveau réconfort, parce qu'au pire, tout ça ne compte pas et qu'une amie ça sert aussi à ça, à pouvoir se confier sans avoir peur d'une quelconque réaction déplacée et sans devoir attendre autre chose que de la compréhension et de l'amour. Surtout de l'amour.