mercredi 18 mars 2015

Mal au coeur

Le soir les pensées dansent


Le soir est le moment où le monde s'ouvre à tes yeux. Devant toi tu as une infinité de possibles et tu peux rêver à un monde rédigé par tes soins. Choisir tes réponses avec soin, ce que tu veux dire ou taire, ce que tu veux montrer et ce que tu veux cacher. Tu peux rejouer des scènes de ta vie en changeant ce qui selon toi aurait dû l'être ou laisser les choses telles qu'elles sont en soupirant de bonheur, douce nostalgie qui t'envahit lorsque tu fermes les yeux pour dormir.
La nuit, tu as aussi tendance à oublier que le lendemain le soleil reviendra, révélant avec l'arrivée de la lumière tout ce qui a put t'échapper dans ces instants où tu baisses la garde. Tu revois alors avec honte des larmes ou des mots partis sans avoir put être retenu, des peurs, des pensées, des idées intimes. Ton confident ? Le premier qui passe comme l'élu de ton cœur, ta meilleure amie ou ton ex. 

"Tic, tac, il est tard, dors"

Des pensées se bousculent follement dans ma petite cervelle remplies des images de la journée tandis que je me repasse en boucle la même phrase, l'interprétant à chaque fois d'une manière différente mais arrivant toujours à la même conclusion : incompréhension totale de la situation. Mon cœur se serre alors même que je me roule en boule, serrant dans mes bras frêles un des innombrables doudous jonchant mon lit. Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Les larmes coulent et je me mordille les pouces en riant intérieurement du ridicule de la scène, digne du livre le plus cliché au monde. Rire bien vite éteint, trop empli d'amertume pour tenir la longue distance le séparant de la zone d’errance à celle de la libération pure et simple des interrogations puériles d'une adolescente en pleine crise existentielle. Le peu de raison qui ne s'est pas enfuit me crie de répondre une chose, n'importe quoi, histoire de ne pas rester muette. Saisissant mon téléphone dans cette optique mes doigts pianotent sur les touches, comme mus par une volonté propre, avant d'envoyer. Je serre les paupières, essayant de me convaincre que ce n'est qu'un cauchemar, jusqu'au point où j'en viens à douter de la réalité propre des faits et que je me demande si je ne dois pas me pincer. Mais non, ça ne change rien. D'ailleurs le vibreur m'indique que la personne derrière son écran n'est pas morte elle non plus. Ouvrir ces quelques mots ? Non, jamais. Trop peur. Et pourtant, il le faut bien. 

"Boum boum"

Des coups sourds résonnent dans ma poitrine et je fixe le plafond, les yeux grands ouverts. Boum boum. Il est minuit, je suis couchée depuis des heures, à scruter les tâches de peinture en tentant vainement d'imaginer un cinquantième mouton passer par-dessus la barrière bricolée à la hâte, une planche verte, l'autre bleu, des tâches de roses et de rouges se baladant un peu au hasard. Boum boum. Demain, les paupières gonflées et  les joues marquées d'une eau invisible, je regretterais. Mais pour l'instant je récite la phrase si maléfique. Boum boum. Un seul mot et tout peut changer. Un seul instant et tout peut être révélé. En attendant mon cœur décide que trop, c'est trop, et tente désespérément de s'en aller. Boum boum. C'est compris, si je ne me confies pas, je passerais une nuit blanche. Alors je choisis une personne au hasard, la dernière à qui j'ai parlé, et je lui raconte tout; ou presque. Soulagement très bref. Boum boum. Je me redresse brusquement, le visage hagard. Mais qu'est-je donc fait ? Oh non.. Encore... Gémissant maintenant pour plusieurs raisons j'appuis rageusement sur les boutons de mon téléphone pour l'éteindre avant d'attraper un bout de couette et de le serrer aussi fort que possible.

BOoooum boooum

Respirant par à-coup, je dois rêver. 
A quoi ? Dieu seul le sait.

vendredi 6 mars 2015

Sens ton coeur

Battements


A un moment donné tu sens ton cœur battre, tout doucement; et tu réalises que tu es bien vivante. Révélation magique que tu es censé avoir eu depuis que tu sais réfléchir par toi-même, depuis l'heure où tu as dépassé tes besoins primaires : boire-manger-aller au toilette, et que tu as voulu enrichir ta vie avec différentes personnes. Depuis que tu te poses des questions et que tu sais que la vie ne se résume pas à une boucle se répétant mais à des possibilités infinies.  

Quand tu fais du sport, tu sens ton cœur battre et s'exciter dans ta poitrine en cherchant désespérément à alimenter tes pauvres cellules assoiffées d'oxygène. D'ailleurs, dans ces cours, quand tu es encore petit mais que tu as atteint l'âge de faire des expériences, on te demande souvent de poser deux doigts soit sur ta jugulaire, soit à la base de ton poignet pour sentir la pression du sang et pour reconnaître les battements que produit ton organisme.

Un jour, j'ai senti des battements désordonnés jaillir dans ma poitrine, mon cœur semblant vouloir s'échapper de ma cage thoracique vu ses efforts désespérés. S'affolant, il semblait ne plus jamais vouloir s'arrêter tandis que je réfléchissais au pourquoi du comment. Je ne venais pas de faire de l'exercices, je n'avais pas pleuré ou beaucoup ris et je n'avais pas retenu ma respiration. Même pas une petite toux ou un hoquet pour expliquer le phénomène. 
Une voix, un regard, un geste... Il n'y a pas que les "grands sensibles" pour voir leur cœur s'envoler de façon pas du tout naturel. Parce que l'explication est vraiment simple mais n'est pourtant pas dans la possibilité d'être comprise. Un mot, un seul. 

L'amour.

+ Le printemps arrive bientôt alors un avant-goût de la saison des amour pour vous, bien qu'il m'ait fallu broder un peu. ♫

mardi 3 mars 2015

Le rougissement : ma vie

Les joues tomates


Il y a des gens qui savent quoi te dire pour te faire devenir d'une couleur non naturelle, du genre les joues rouges écrevisses, la gêne peinte sur la figure, les yeux baissés pour éviter le regard pesant des autres qui te scrutent en rigolant. 

Te raconter des mensonges sur celui que l'on t'a désigné depuis une semaine, un mois, un an, deux ans.. Depuis une histoire qui ne te lâchera pas, que tu aimes peut-être ou peut-être pas, mais avec laquelle te dois vivre. Personnellement le récit que je pourrais vous faire me va parfaitement, sachant qu'il est lié à des dizaines de souvenirs charmants que j'espère ne jamais oublier.

Te dire que tu as bronzé pendant les vacances, voir carrément brûler un tout petit peu, en se rapprochant de toi tellement près que tu es obligée de cacher tes joues entre tes mains en espérant que ta couleur changeante ne va pas se remarquer. Alors qu'évidement tout le monde le voit, et que le premier qui le remarque ne se gêne pas pour le crier à la planète entière, accentuant ce moment de solitude où tu aimerais t'enfoncer dans le sol.

Te soutenir moralement pour quelque chose dont tu n'as pas besoin de soutien en te serrant tellement fort contre soit que tu as l'impression d'exploser, te faisait rire à en perdre haleine, pour retrouver le bruit le plus ridicule au monde qui te fera te cacher dans une caverne pendant six mois. 

+ Petit cadeau : https://www.youtube.com/watch?v=5eXGVPVS5ug

mardi 10 février 2015

En manque

De temps


J'aime bien me projeter dans l'avenir.. 
Non en fait, pas vraiment. 

Mon avenir, pour l'instant, c'est quoi ? Des camarades qui vont s'en aller, des potes qui vont me laisser, des examens officiels et des orientations a cherché. Plein de petites choses bien sympas quoi. Je suis sûre que tu vois de quoi je parle. Après tout, qui n'a jamais vécu dans sa vie une période où le changement arrive, changement qui n'est pas du tout attendu et que l'on aimerait bien fuir, si seulement c'était possible ? Malheureusement, t'as beau courir, tu le sèmeras pas. C'est comme ça et pas autrement. Tu peux dire ce que tu veux, tourner la tête et regarder ailleurs que ça changera pas. Tu peux choisir d'accepter les faits, déprimer ou argumenter sur ta malchance que ça ne changera pas non plus. 

Je suis d'accord, après, c'est facile de "voir la vie en noiiiiiiire". C'est sur que c'est plus compliqué de voir le verre à moitié plein plutôt que à moitié vide, parce que dans un cas tu te dis que de tout façon tout est fichu, alors pourquoi faire des efforts en vain ? Alors que dans l'autre tu te bouges pour réussir, réussir à te sortir de cet état de larve vivante dans lequel tu es peut-être un peu trop apte à tomber à toute vitesse parce que "c'est la nature humaine" de tout façon. 
Alors oui, je suis d'accord, tout va de travers parfois, les cours te fatiguent, tu travailles en ramenant pourtant des sept, des huit, tes potes vont te manquer et alors ton cœur te donnera l'impression d'éclater sous la pression et ainsi de suite pour une longue liste encore. Seulement, tout ça, c'est pas encore arrivé ! Plus tard, certes. On n'échappe pas à un destin qui n'est pas le notre, tu ne décides que pour toi, et encore. Quand est-ce que tu vas souffrir ?  Dans une semaine, un mois, un an ? Ça passe en un coup de cuillère à pot dans n'importe quel cas ! Et alors ? Est-ce que la Terre va arrêter de tourner pour autant ? Non. Le temps file quel que soit les circonstances et rien ne peut le fixer, même pas une image figée dans le passé.

Cette année j'ai l'impression de passer mon temps à rigoler. Pour un oui, pour un non, pour tout ce qui passe à la portée de mes oreilles, pour tout ce que j'ai la chance d'apercevoir. Pour le caractère de mes amis, pour leurs sourires si beau à voir et pour leurs rires qui éclatent à tout moment. Qu'un adulte me réprimande, qu'on me pique mes affaires pour les lancer par la fenêtre ou qu'on perche mon sac de cours plus haut que ma taille ne me permet de l'atteindre. Et oui, ça, c'est moi. Réaction débile ? Peut-être. Mais c'est comme ça que j'aime vivre, comme une espèce d'enfant un peu folle qui fonce tête baissée dans le mur à force d'éviter de regarder devant elle. Une gamine haute comme trois pommes restée bloquée en arrière.

samedi 7 février 2015

Besoin de chocolat

Chocolat chaud


Il y a des jours comme ceux-là où quand tu te réveilles, tu n'as qu'une envie, refermer les yeux aussitôt pour ne les rouvrir qu'une éternité plus tard. Des matinées où non, tu n'as pas faim, mais faut manger alors tu prends quelque chose histoire de faire passer ça pour un petit-déjeuner en règle; avant d'alterner chambre et salle de bain pour partir travailler. Des heures où les minutes ne veulent pas passer, elles s'accrochent à tes paupières, coriaces, les font se fermer perfidement pour que ton professeur te réveille de sa voix tonnante d'adulte en colère en t'ordonnant de te mettre au travail.
Des jours comme ceux-là où dès que l'on te dit quelque chose tu bondis tel un lion affamé sur une pauvre gazelle sans défense, où tes sourires laissent place aux larmes et où tes pensées se bousculent sans vouloir s'arrêter pour former la ronde infinie qui use tes nerfs mieux que quiconque. 

C'est vrai, il y a des jours comme ceux-là, où pour te soulager ta seule et unique solution et de passer tes mains gelées sur tes mirettes fatiguées en espérant que ça va passer et que personne ne va t'adresser la parole. Enfin, pas exactement.. Disons que dans ces moments là, les gens peuvent se diviser en trois grandes parties : ceux qui te changent les esprits, ceux qui t'énervent et ceux qui arrivent à faire l'un puis l'autre. 

Ceux qui te changent les esprits, c'est ceux avec qui tu vas pouvoir esquisser des sourires voir même rire à en perdre haleine parce que c'est impossible de rester sérieux avec eux. Rien que de les voir approcher, tu sais qu'ils vont te sortir quelque chose de stupide mais qui fait du bien, parce que ce qu'il te faut ce n'est pas une philosophie à deux balles mais seulement une concoction de blagues même pas drôles à partager avec des gens que tu aimes aussi pour ça.
Ceux qui t'énervent ne font pas spécialement de choses, seulement que lorsque tu es à fleur de peau mieux vaut ne pas t'approcher de trop près. Alors les petites remarques piquantes deviennent des armes de guerre, les écrasements involontaires se transforment en affront à ne pas laisser passer et leurs excuses tombent dans l'oreille d'un sourd.
Et puis ceux qui alternent c'est ceux qui te côtoient trop pour être hors de danger de tes petits éclats de voix passagers mais qui veulent quand même te changer les idées sans savoir vraiment comment s'y prendre alors c'est pile ou face et que le meilleur gagne.

Et puis il y a les solutions miracles. 
Ceux à qui te parlent tout le temps, qui vont ni te faire rire, ni t'énerver, mais qui vont savoir quoi dire au bon moment, qui vont savoir calmer le jeu et apaiser les nœuds de ton propre cerveau, qui vont savoir décrypter ton émotion rien qu'à la tête que tu fais et aux soupirs que tu pousses. Les merveilleuses âmes qui vous conseillent tout en restant discret et que bien loin d'être dans l'ombre de votre vie sont presque une partie intégrante de vous-même.

+ Merci, je saurais pas comment vivre sans vous ♥

jeudi 15 janvier 2015

Brevet blanc 1

Sujet d'imagination : racontez un souvenir nocturne effrayant
Vous ferez environs 50 lignes


    Je me rappelle d'un soir troublant qui, bien que déjà loin derrière moi, continu à me marquer, revenant me hanter quelques fois lorsque je laisse mon esprit vagabonder... Je devais avoir six ans, ni plus ni moins, l'âge divin où l'imagination travaille main dans la main avec la réalité. Comme toutes les nuits, ma mère m'avait conté une histoire pour m'endormir, emplissant ma tête de millions de personnages, bons ou mauvais, humains ou non.

    Seulement voilà, cette fois-ci je me réveillai en pleine nuit, troublée par un cauchemar anodin maintenant mais qui m'avait terrifié à l'époque. J'avais sûrement gesticulé dans tous les sens, provoquant mon réveil; je ne sais plus. 

    Ouvrant grand mes petites mirettes, je m'étais assise bien droite dans le lit pour observer la chambre qui, dès lors que la lumière l'avait quittée, avait cessé d'être l'endroit doux et accueillant que je connaissais si bien pour devenir le repaire à monstres le plus horrible de l'univers. Je croyais entendre les bruits de mastication d'un ogre dévorant un enfant imprudent ou les hurlements du loup criant à la lune qu'il allait la manger. D'ailleurs où était la lune ? Pourquoi avait-elle disparu ? J'ignorais que certains jours sa jolie face n'apparaissait pas dans le ciel nocturne. Quand je fermais les yeux, d'autres sons naissaient de l'obscurité : les hurlements de Crochet qui voulait capturer Aladin ou même les ricanements sardoniques de la Fée Clochette qui avait attrapé Cendrillon pour la tuer en espérant pouvoir prendre sa place ensuite. C'était une joyeuse cacophonie qu'avait provoqué le mélange d'histoires que j'avais fait. Pourtant, lorsque je rouvrais mes paupières, presque tous les murmures cessaient, semblant me narguer en riant. Plusieurs fois je tentais de m'éveiller en me pinçant, croyant encore que je rêvais. Mais le hurlement sauvage ne voulait partir et les grognements non plus car, et je ne le réalise que maintenant, ceux-ci étaient provoqués par le grincement du plancher en bois et le vent qui passait à travers les feuilles, dehors. Comprenant que rien ne fonctionnait, j'avais hésité à appeler ma mère. Pourtant, mon orgueil me bloquait. Après tout, j'étais grande maintenant. Grande et forte. La capacité d'un enfant à se convaincre lui-même de ces immenses capacités est formidable et lui permet de se faire faire des choses qu'il n'aurait jamais cru être capable de faire; et j'en possède la preuve.

    Après être restée debout une éternité, enfin ce qui m'avait paru durer une éternité mais qui n'avait peut-être été qu'une vingtaine de minutes en réalité, je décidai que trop, c'était trop. Du haut de mes trois pommes j'allais montrer à ces abominables créatures que je pouvais aussi être très effrayante : j'allais allumer la lumière. Descendant sur la pointe des pieds du lit, de peur qu'un crocodile me croque les orteils, je m'élançai et appuyai sur l'interrupteur. Pour retrouver ma chambre pareil que d'habitude. Interloquée, je finis par aller me recoucher au bout de quelques minutes, laissant la douce lumière me protéger tandis que je replongeai tranquillement dans le monde des songes. 

vendredi 9 janvier 2015

Quelques phrases qui réchauffent le coeur

Je suis pas bien grande, de mon mètre soixante même pas, mais pourtant j'ai l'impression d'être un concentré de sentiments. Une personne haute comme trois pommes de couleurs, d'émotions et de pensées qui tourbillonnent et se projettent les unes contre les autres dans une explosion de chansons et de souvenirs qui font que je suis comme je suis et pas comme tu es.


"T'es quelqu'un de bien tu sais"

Ah non, je savais pas. A vrai dire, je pensais juste faire mon rôle d'ami en te consolant, en te rassurant, en t'encourageant et en te remotivant. Après tout, qui laisserait tomber dans le trou celui qui se raccroche à son pied ? La vérité, c'est que je ne me force pas pour faire toutes ces choses, parce qu'elles me paressent normal, mais si tu juges qu'elles me définissent je ne dirais pas no parce que c'est peut-être un peu vrai, une personne est ce qu'elle fait, en simplifié.

"You are my treasure"

Cette chanson restera sûrement gravée à jamais comme étant ma chanson, étant ta chanson, étant notre chanson. If I am your treasure, you are perfect just the way you are. Deux musiques du même auteur, une pour toi, une pour moi. Je la partage avec deux petits personnages de papier qui ont maintenant une fille. Ils se font vieux les pauvres, ils sortent plus beaucoup et c'est bien dommage. Mais t'inquiète pas, la potion magique va bientôt être découverte, je vais leur rendre toutes leurs couleurs d'antan voir même plus et alors le ciel reprendra une couleur chocolat citronné. 

"J'ai vraiment de la chance de t'avoir"

Peut-être, mais pas autant que moi. Je ne rigole pas, ta paranoïa n'y changera rien, tu es ma pomme de terre sourire à moi. Peu importe ce qui se passera dans notre vie et même ailleurs, tu resteras la même dans mon esprit, peu importe ce que me diront les autres, je n'arrêterais pas de te voir, et contrairement à ce qu'on pourrait penser, non l'âge ne fait rien dans une amitié, la maturité ne se décide pas dans ton année de naissance mais avec les expériences que tu vis.

+ Aujourd'hui, dans les journaux, à la radio, à la télévision, on pouvait observer plein de gens, la tête baisse, affligés, dégoûtés, par cet espèce d'attentat à la liberté. La liberté qu'on a tous mérité, même ceux qui ne l'ont pas encore, et qui n'est pas prête de nous échapper de sitôt. Pourtant, même si c'est vraiment grave ce qui s'est passé, des gens arrivent encore à protester, parce que tu trouveras toujours dans ta belle vie des personnes qui veulent sortir de l'ordinaire sans se rendre compte du propos qu'elles racontent à tord et à travers pour se rendre originale. Personnellement, je trouve leur attitude tellement détestable que les mots sont faibles pour exprimer mon ressenti. Alors voilà, ce que je voulais dire c'est que si on était arrêté, tué, dès qu'un dessin, un écrit ou même un regard, déplaisait, on ne serait plus beaucoup. Mais qu'au lieu de se terrer comme des rats dans notre petite maison en regardant les autres de travers, imaginant secrètement que ce sont des terroristes endiablés, on devrait plutôt se serrer les coudes, se sourire et traverser l'épreuve tous ensemble, en rayonnant comme des diamants qu'on viendrait de polir et non pas d'enterrer sous une épaisse couche de terre meuble. 

Et garder espoir, l'humanité n'est pas si pourrie que ce que l'ont voudrait nous faire croire. ♪