lundi 20 octobre 2014

Amitié ou amour ? (Cliché !)

 Un peu; deux beaucoup; trois pas 


Un récit à la première personne implique toujours le point de vue subjectif, c'est pour cela que lorsque l'on veut dire quelque chose de manière détournée on utilise le pronom "on", voir "nous" mais dans ces cas là il faut faire attention parce que ça peut vite donner l'impression que tu es schizophrène. Alors si je veux vous faire croire que ce que je dis n'est pas de moi, je dois utiliser la troisième personne ? Évidement, ça ne suffira pas, par contre. C'est pour quoi il faut rajouter de vrais généralités, faisant en quelque sorte apparaitre du vrai dans le faux, puisque le faux n'étant relatif qu'à la personne qui rédige.

On raconte souvent que lorsque tu es amoureux tu le sais, parce que tu as des papillons dans le ventre, le coeur qui bat à cent à l'heure, l'envie de serrer l'élu de ton coeur tout contre toi et de passer chaque secondes à ses côtés, juste à le regarder. On dit encore que dès qu'il part, le manque se fait ressentir et que chacune de tes pensées lui sont réservées. Le problème, c'est qu'on affirme aussi que ces "symptômes" n'arrivent pas tous d'un coup, qu'ils sont même assez souvent retardataires puisque ton petit copain est, la plupart du temps, déjà avec toi quand ils surviennent. Mais du coup, la question reste : Comment savoir si je l'aime ? Si ce n'est pas seulement une petite attirance passagère ? Ou même : Est-ce que je suis incapable de faire la différence entre l'amour et l'amitié ? Et bien désolé mon petit mais le "on" n'a pas de réponses très convaincante. Bon, premièrement, il est écrit que si tu te poses la question, c'est sûrement parce que tu ne l'aimes pas. Deuxièmement, pour le savoir, il faut que tu t'interroges sur comment tu te comportes avec lui : es-tu pareil avec tout le monde ? Et, troisièmement, pour être sur de toi si tu ne le sais toujours pas, tu peux l'embrasser. Parce qu'il paraitrait que le premier baiser dévoile beaucoup. 
Alors, c'est lui ou pas ?

La vérité c'est que personnellement je ne sais pas comment faire, je n'ai aucune méthode à vous conseillez, vous n'avez qu'à aller voir votre grand-mère parce que... J'ai même un problème avec ça en ce moment. Mais peut-être que ces quelques conseils glanés un peu n'importe comment vous aideront si vous êtes dans ce cas-là. 

+ Ah et puis... Un message est caché dans cet article, dédié à une seule et unique personne qui ne lira jamais ce blog en vérité, mais sache, petit personnage, que ce n'est pas normal de vouloir absolument recevoir un bonne nuit tous les soirs, on pourrait même appeler ça un "signe avant-coureur".

vendredi 17 octobre 2014

L'arbre aux coeurs

 L'arbre cœur

 

<< https://www.youtube.com/watch?v=gahRqD3mAwU >>

En ce moment, quand je fermes les yeux, je te vois; je pourrais presque te dessiner si seulement certains détails ne me posaient pas de problème lors de la représentation. Quand je dors, mes rêves te concernent et lors du réveil la seule image qui me reste est celle d'une étreinte, avec une impression de douceur inexplicable, si agréable et pourtant si frustrante, vision éphémère qui revient pourtant nuit après nuit, alors que Dieu lui-même sait que nos songes ne se répètent pas, hormis si ils sont le fruit d'un évènement particulièrement marquant de notre existence. Quand je t'observe, l'air heureux peint sur ton visage me donne déjà un peu de joie, mais ce que j'y préfère, et de loin, c'est les sourires uniques que tu me destines, qui sont à la fois rares et précieux et qui me réchauffent de l'intérieur comme un bon chocolat chaud que tu boirais l'hiver, emmitouflé sous ta couette, un livre à la main.

Une chanson que j'aime bien dis que l'amour, c'est comme une cigarette, parce que ça brûle et que ça monte à la tête. Je suis d'accord, on raconte souvent des tas d'histoires un peu tirées par les cheveux provoquées par des folles à la recherche de leur prince charmant. Et celui qui n'a jamais remarqué qu'un ami amoureux parle souvent de l'élu de son cœur n'est pas très observateur. La suite du refrain affirme que l'amour, ça pique les yeux, que ça fait pleurer et que pour finir, ça s'envole en fumée. Ici, c'est bien jolie mais je pense qu'on pourrait en discuter, pas vous ? Parce qu'enfin... Je pense que ressentir ce sentiment donne plus de joie que de peine, malgré tout ce qu'il nous fait traverser. Et pour moi, celui qui serait surtout à pleurer serait celui qui ne tomberait jamais amoureux.

Parce que l'amour donne des ailes,
Peut faire monter sur un nuage, 
Qu'il ensorcelle, qu'il émerveille,
Mais parfois réduit en cendres. 

jeudi 16 octobre 2014

Aimer, une destinée plus forte que tout

 
Certains te diront sûrement de ne pas perdre ton temps avec moi, que je suis folle et sans intérêt, sans qualités, beauté particulière, voir même méchante ou je ne sais pas ? Certains me diront sûrement que je n'ai rien à faire avec toi, parce que :"Non mais t'as pas compris ? Toi et lui c'est deux mondes opposés quoi" Mais en fait, non, personne ne me parlera jamais comme ça, personne n'ira jamais te balancer pareilles sornettes à la tête non plus d'ailleurs, parce que les pessimistes ont beau dire, la jeunesse France n'est pas si pourrie que ça, parce qu'on a d'autres choses à voir que de se cracher dans le dos; du moins pour mes fréquentations- et puis aussi parce que les catégories, que j'y crois ou que je n'y crois pas, si tu me les plaque devant les yeux, je te les ferais ravaler tout rond espèce de petit salsifis indigeste.


On parle souvent de ses sourires qui te retournent l'estomac, de tes battements de cœur qui s’accélèrent quand tu le voies, de ton incapacité à lui parler et de cette impression d'être toujours cruche en sa présence; mais on ne s'étend jamais sur ses regards que tu trouves tellement doux, de ses mots tellement touchants, qu'il lance peut-être comme ça mais qui sont une sorte de pommade miracle offerte sur un plateau; ou de sa capacité à te rentre vulnérable pour la moindre phrase prêtant à une possible confusion. 
On dit souvent que l'amour, c'est proche de la haine, mais pas des raisons de cette explication. On n'ira jamais vous avouez le doute provoqué en vous, la peur que vos sentiments ne soient pas réciproques, cette boule dans le ventre à l'idée que ses phrases ne soient plus pour vous, à ce besoin de pouvoir l'avoir à l’œil comme d'habitude, même quand vous ne vous parlez pas, rien que pour vous assurez que tout va bien, et parce que, sans mentir, ça vous rassure de le savoir dans les parages. Ce besoin d'être avec lui vous collera sans aucun doute à la peau, vos rêves deviendront sûrement de belles perspectives d'avenir dans ses bras, vous imaginerez peut-être des tas de solutions foireuses avec vos potes pour vous approchez discrètement, mais, au final, n'oubliez pas que même si ça fait parfois mal, aimer c'est vivre. Et qu'un amour ne se fonde pas sur une image tout faite, que pour le connaitre il faut lui parler, et que pour lui parler il suffit de lui dire :"Salut !"

+ Parce que lorsqu'on vit, on se blesse,
Quand on aime, on peut tomber.

samedi 11 octobre 2014

Mes portes-bonheurs, une partie de vous


Dans ma vie, je crois que j'ai besoin de garder des repères surs pour pouvoir être réellement moi. Si, du jour au lendemain, tu me changeais d'école, de ville, voir même de pays, qu'il parle français ou non, je crois que je deviendrais folle. J'ai besoin d'avoir ma maison, ma chambre, mes potes, ma classe. On pourrait peut-être faire un rapprochement avec les petites habitudes des grands-mères, mais je ne pense pas que ce soit spécialement un défaut, c'est comme la timidité, elle ne fait de mal à personne, hormis peut-être à la personne qui la subit. J'ai besoin de pouvoir m'accrocher à des certitudes, aussi chimériques soient-elles, j'ai besoin de comprendre, j'ai besoin de me donner quelque chose à quoi croire dans la plupart des situations. Vous connaissez les portes-bonheurs ? Le trèfle à quatre feuilles, le fer à cheval... Tout ça ? Et bien pour moi, c'est des objets qui me sont chers, qui me rappelle une personne, un moment. Chacun à quelque chose à offrir, qui reste ensuite dans mon cœur. Évidemment, je ne trimballe pas chaque cadeau que j'ai reçu avec moi, se serait stupide, trop lourd, et tout l'intérêt de la chose s'envolerait. Je garde tous précieusement et puis certains objets deviennent des reliques. Pourquoi eux et pas d'autres ? Aucune idée. Comme ça. A l'heure actuelle j'ai ceux-là, ils se sont multipliés au fil du temps :

- Un labello : ce n'est peut-être qu'un stick à lèvres, j'en ai deux/trois autres, mais celui-là m'a été offert par ma grand-mère, il est pratique à transporter, c'est un des derniers objets que j'ai d'elle.
- Un pingouin en verre : c'est facilement cassable, on peut en trouver beaucoup, mais je l'ai reçu d'une amie, il est resté dans ma poche de manteau tout l'hiver, je le serrais à chaque fois que j'avais un problème, que j'étais stressée, et il est devenu ce qu'il est maintenant.
- Un anti-stress en farine : certes, on en a tous déjà fait étant petit, mais justement, on a prit le temps de me le fabriquer, il est cool, c'est un bonhomme sourire ou un bonhomme triste, au choix.
- Un collier : en fait, celui-là à une histoire bien particulièrement, puisque je l'ai reçu d'une vieille dame que je ne connaissais pas. Mais justement, son geste était tellement gentil, elle a été tellement attentionnée que je me dis qu'avec lui il ne peut rien m'arriver.

Et c'est peut-être stupide mais, lors de mon véritable premier examen je les ai tous emmenés, ils étaient dans mon sac, et même si ils ne me donnaient rien, je me sentais plus en sécurité. Comme si l'âme de chaque personne m'encourageait de leur présence invisible.
Un porte-bonheur, c'est souvent mal considéré, on rit au nez des gens qui en ont, mais en vérité on en a tous au moins un. Ils ne sont peut-être pas appelé comme ça, mais on en a.

Respirer un bon coup



C'est fou comme une journée peut vous sembler belle rien que parce qu'il y a un peu de soleil, de la musique dans vos oreilles et que vous pouvez enfin respirer après de longues journées passées à travailler, sans pouvoir vous arrêter et souffler. Peindre une boite à chaussures aux couleurs de l'hiver, dessiner des bonhommes en perfectionnant votre technique, écrire avec d'autres passionnés, des amis, des camarades, ou même seulement lire un peu, parler à vos proches, prendre le temps de souffler. Tout se tient d'une couleur plus vive quand vous y faite attention, prenez le temps de vivre rien que quelques heures quand votre emploi du temps surchargé vous le permet. Les bonnes notes, la compréhension et l'apprentissage des cours, tout ça, c'est génial, mais être bien, c'est mieux.
 Ceci était le conseil du jour d'une collégienne débordée

samedi 4 octobre 2014

Le monstre de la nuit : chapitre 1


<< https://www.youtube.com/watch?v=2xvV-t6G-nY >>

Poussant la porte, la fillette passa sa tête par l’entrebâillement créé, vérifiant si elle pouvait passer en toute tranquillité. Ceci fait, elle écarta l'énorme masse, qui s'éloigna dans un grincement sinistre. Puis, posant délicatement son pied droit sur un plancher froid comme la pierre, elle commença à avancer. Traversant la pièce aussi discrètement que possible, l'enfant sentait les battements de son cœur s'accélérer, partant dans une danse effrénée. L'adrénaline courait dans ses veines, tandis que la force extérieure qui l'avait poussée à sortir l'entrainait toujours plus loin dans l'interdit. 
Une autre salle, un couloir, puis une nouvelle porte.
De là semblait sonner des tambours. 
"Boum. Boum. Boum"
Un rythme lent, effrayant. Enivrant. 
Une fois passée de l'autre côté, elle ne pourrait plus jamais revenir en arrière. L'hésitation arriva, silencieusement, s'insinua dans les muscles tétanisés de la petite devenue statue, ombre noire, immobile, découpée sur un fond marron.  
"Boum. Boum. Boum".
La musique, de son côté, semblait vibrer avec plus de vigueur, comme un appel. "Viens" semblait ordonner les basses. "Rejoins-nous". Hypnotisée, elle avança, tendit sa minuscule main tremblotante vers la poignée. Touchant le métal glacé la fillette fut secouée d'un frisson qui manqua la faire se détourner. Mais là-bas, on ne se laissait pas faire.
"Boum. Boum. Boum".
Le son résonna, passa à travers sa main pour remonter jusqu'à son bras et venir se loger dans son cœur comme un deuxième tic-tac. Le premier, rapide, léger, joueur. Le deuxième, lent, sourd, semblait venir du centre de la terre. Cette sensation, étrange, fut la dernière qu'elle ressentit avant de tourner son poignet d'un coup sec.
Franchissant la limite impardonnable, l'enfant rejoignit un univers méconnu, pour la simple bonne raison qu'une fois entré personne n'était jamais revenu.

Le lendemain, on put entendre sa mère crier dans la maison :
- "Julie !"
Tout en cavalant à travers les pièces en espérant ne pas avoir la confirmation de ce qu'elle redoutait. Mais elle eut beau se casser la voix elle ne retrouva pas sa fille. Alors, s'appuyant contre le mur, elle s’effondra, en pleurs.
- "Pourquoi toi...?"
Ses sanglots, déchirant, fendirent le silence comme des coups de couteaux, mais ne servirent à rien.
Le monstre de la nuit avait encore frappé, il était bien trop tard.
Et une question persistait : que se passait-il de l'autre côté ?

jeudi 2 octobre 2014

Un an et quelques

 
Ça fait un an et un jour, tout pile. Un an que j'ai écris et publié ici mon tout premier article. Un an, au final, ce n'est pas si long que ça, pas vrai ? 12 mois, c'est tout, 52 semaines à peine.

Pourtant, un an, c'est beaucoup en même temps...

Est-ce qu'on peut voir un changement,
Entre le premier et les derniers textes ?
Est-ce qu'on pourrait faire un point ?
Est-ce qu'on a changé, grandit, mûrit ?

Le monde est toujours en évolution,
Alors sûrement, pas vrai ?

Mais de toi à moi, ce que je retiens de cette année ici, à écrire des choses et d'autres, à me répandre de mots ayant plus ou moins de cohésion entre eux, à remplacer des émotions par des phrases, des clichés par la dérision, des peurs et de la souffrance par des métaphores douteuses, c'est le bonheur que j'ai en sachant que même si je ne suis pas connue, pas un écrivain de talent, pas capable de vous faire rêver, rire ou pleurer comme un roman bien rédigé est capable de le faire, je prend du plaisir à écrire. Les mots, c'est un peu une sorte de deuxième famille pour moi, j'ai l'impression qu'ils sont comme des animaux sauvages que, si tu apprivoises, tu peux leur faire faire tout ce que tu veux. J'aime bien partir dans des exercices qui me paraissent compliqués, que je ne réussis jamais comme je voudrais, mais qui m'aide, au moins dans ma tête, à progresser. 
L'écriture ce n'est pas vraiment possible à apprendre, je veux dire on ne te donne pas de cours d'expression écrite, on t'apprend juste à rédiger des commentaires de textes, des réponses argumentées ou sinon on te donne des sujets d'imaginations en te disant :Vas-y !" sans rien d'autre, comme si tu savais le faire dès ta naissance. Sauf que non ! J'aimerais tellement réussir à faire apparaitre des étoiles dans vos yeux rien qu'avec un texte de 40 lignes et une musique d'ambiance, comme je l'ai déjà vu faire !

 Alors j'écris, j'écris, j'écris
J'y arriverais un jour, promis